Biographie

Né en 1978, Romuald BOUCHERON débute la musique à 4 ans par l’accordéon. Il poursuit sa formation musicale dans les classes de Dominique VOISIN, Catherine DESMARETS. Il intègre ensuite la classe de Roland CREUSE au Conservatoire d’Orléans et en sort avec un premier prix de formation musical à tout juste 15 ans. Il termine sa formation par des cours d’écriture d’abord avec Roland CREUSE (« son cher maître »), puis avec Alain BERNAUD (qui fût 1er Prix de Rome 1957 et professeur d’harmonie au CNSMDP). Ayant terminé ses d’écriture, harmonie, contrepoint et orchestration avant ses 18 ans et l’obtention de son bac, il poursuit alors des études scientifiques pendant quelques années pour obtenir un doctorat en acoustique en 2004.
Les débuts de sa formation
Dès son plus jeune âge, il est attiré par la musique, qu’il découvre d’abord à travers des disques d’accordéon [un saphir au coin de la cheminée et c’était parti!]. Cette fascination le pousse à demander à ses parents de pratiquer la musique. L’anecdote familiale veut qu’il apprendra à lire vers 4 ans dans le simple but d’être capable de déchiffrer les noms des notes qu’André ALLAIRE, grand accordéoniste local, lui marquait scrupuleusement sous chacune des notes des partitions à jouer.
Un parcours classique et rapide
Il rentre à l’école de musique de Cléry-St-André assez rapidement pour y suivre les cours de formation musicale et le hautbois avec Dominique Voisin. Très rapidement intégré à l’orchestre d’harmonie municipal, il participe à de nombreux concerts découvrant le vaste répertoire pour cette formation. Rentré au conservatoire d’Orléans 3 ans plus tard, il suit les cours de Catherine Desmaret puis de Roland Creuse, son premier maître. En parallèle, il suit les cours de Fernand Eché, Jean-Marie Poupelin et Catherine Hérot-Darves en hautbois et obtient sa médaille d’or. Premier choc musical lorsqu’il participe en tant qu’hautboiste (plus précisemment au Cor Anglais) lors de la première répétition avec un orchestre symphonique (L’Heure Espagnole de Ravel).
Compositeur comme une évidence
Il compose de la musique depuis ses plus jeunes années. Sa musique se distingue par une approche souvent audacieuse et profondément personnelle. Grand amoureux des belles orchestrations à la française, il revendique lui-même les influences des grands classiques du début XXème (Debussy, Ravel, Bartok, Stravinsky et Varèse). Nombre de ses pièces font apparaître des univers sonores complexes et oniriques, parfois assez classiques, modales et d’autres très contemporaines.
L’amour de la musique française (notamment les spécificités de l’orchestre français) lui vient de compositeurs dont il ressent les influences, comme Messiaen, Poulenc mais également Françaix, Dutilleux, Ibert, Sancan, Boulez ou encore Jarrell, dans des styles donc très différents.
Sa carrière de compositeur a débuté sérieusement à la fin du dernier millénaire : il compose en 1996 la musique du premier court-métrage de Nicolas Périgois (La Mort Marraine), film qui sera sélectionné à Cannes dans le festival du court. La musique de ce court-métrage, remarquée dans plusieurs festivals, sera récompensée par un 1er Prix de Musique du court à Bourges. C’était parti.
Il compose alors régulièrement pour des courts-métrages ou des spectacles pour différentes compagnies. Des ensembles ou orchestres lui commandent régulièrement des œuvres pour enrichir leur répertoire.
